Archive de la catégorie «parution»
vers la boucle

Les épopées de jadis, loin d’être composées par un plumitif en week-end, bercé par le ronronnement de son ordinateur, étaient, issues d’un fonds culturel commun – imaginé par personne en particulier, mais repris, travaillé, déformé par plusieurs ou par tous – des oeuvres protéiformes. De la même manière elles ne s’adressaient pas aux contours, définis par les soins d’une étude de marché, d’un individu isolé ayant perdu un livre au milieu de son caddie, mais à un peuple. Puisque les dispositifs que nous offre Internet donnent une occasion de lancer ou de relancer, sinon ce fonds païen qui nous est à jamais perdu, au moins des façons de créer, ensemble, des oeuvres polyphoniques et hypertextuelles, disjonctant et se synthétisant en même temps, nous avons décidé, à six exemplaires de ce que l’on nomme peut-être des poètes, de nous mettre au travail. Aussi trouverez-vous sur vers la boucle les avancées de ce texte plein de textes, fait de branches, de reprises et de bifurcations, qui voudrait poser à nouveau frais la question du lyrisme et de l’expérimental ensemble, écrit en commun et croissant par périodes de deux semaines, dépersonnalisé, personnel – avec A Bréa, CM Briseul, M Brosseau, G Condello et C Manon.
Barbares

Un long poème en trois parties où plusieurs voix se répondent, comme dans le demi-cercle du théâtre antique : mais ici l’intrigue est cachée, elle s’entrevoit derrière les fragments d’un drame qui demeure invisible et dont on ne perçoit que des échos partiels, des stances déchirées. Il est question d’une guerre lointaine, mais aussi d’un massacre ancestral, fondant la communauté des hommes qui viennent échanger leurs paroles, bien après la bataille. Pierre Vinclair débarque dans le paysage poétique actuel avec un livre aussi dérangeant qu’inclassable, où la beauté hiératique de l’ancienne épopée alterne avec la trivialité de la violence ordinaire. Son livre altier, énigmatique, se démarque de presque tout ce qui s’écrit de nos jours, sous le terme de poésie : peut-être parce qu’il renoue avec la très lointaine origine du chant, sans méconnaître l’inquiétude et les vacillements modernes.
(L’éditeur).
Barbares, éd. Flammarion, 17 euros, en librairie le 14 octobre.
Décapage n°40
Le numéro 40 de la revue Décapage, dirigée, à l’intérieur de son gant de velours, par la main de fer de JB Gendarme, sortira le 1er octobre. Au sommaire, en plus des nouvelles (entre autres celle de JM Blas de Roblès), des chroniques de Grégoire Polet ou Vincent Delecroix, de Dominique Noguez ou Gabriel Matzneff, vous trouverez, signé de ma blanche main et consacré à Mompox (Colombie), le deuxième texte de la série De l’existence des villes.
Mir n°2 vient de paraître
Le deuxième numéro de Mir, la “revue d’anticipation” des éditions ikko vient de paraître ; au sommaire de ce volume à plusieurs égards monstrueux, une cinquantaine de contributions venues des sciences, de la philosophie, de l’histoire ou de la poésie (dont celles de Benoît Casas, Christophe Fiat, Abdellatif Laâbi ou Jude Stefan), qui se tressent autour d’un fil rouge sur la Commune de Paris. C’est à la page 546 que vous trouverez le premier chant de mon Pétrole.
Décapage n°39
Le numéro 39 de la revue Décapage sortira le 11 juin. A l’intérieur de ce généreux volume, orchestré par J.-B. Gendarme qui ne l’est pas moins, carte blanche à cinq éditeurs ; des nouvelles (notamment celles de Claire Fercak ou G. K. Chesterton) ; des chroniques (de Vincent Delecroix, Grégoire Polet, et même ! Emmanuel Carrère). Perdu au milieu de ce beau programme, vous trouverez le texte qui ouvre la série De l’existence des villes, sur Edimbourg.
MIR, revue d’anticipation
Dans son numéro 2, MIR, revue d’anticipation, fondée par Christophe Manon et Antoine Dufeu, et éditée par IKKO, publiera, entre autres textes sur la Commune de Paris, le premier chant de mon poème épique Pétrole. Croisant sciences, histoire, poésie contemporaine, philosophie et politique, MIR s’est mise en orbite pour la première fois en juin 2007, avec notamment des textes de Jude Stéfan, Quentin Meillassoux ou Ivar Ch’vavar.
ça décape
A partir du n°39 (été 2009) je m’occuperai, dans la revue Décapage (qui publia six proses du TGV dans son n°35), d’une chronique intitulée L’existence des villes. Il s’agira, en quelques phrases, de brosser le portrait d’une ville, en essayant à chaque fois d’articuler la singularité d’un lieu avec l’idée que l’on peut se faire de ce qu’est une ville, en général. Je commencerai par Edimbourg. Après quoi viendront (tant que JB Gendarme ne me vire pas) Tokyo, Londonderry, New York, Medellin…
Une bonne occasion pour rappeler la sortie imminente (15 avril) du n°38 d’icelle (printemps) à la maquette rajeunie et au sommaire alléchant : outre les chroniques régulières (de G. Polet, V. Delecroix, etc.), un dossier sur les cent ans de la NRF ainsi que des textes de Blas de Roblès ou Gouzou, vous pourrez lire une excellente nouvelle du non moins excellent ami Schmutz.
Dans les bonnes librairies, 8,50 euros.
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