La compagnie des poètes (et des plombiers)

Vendredi 23 octobre, j’étais avec Guillaume Métayer au micro de Manou Farine sur France Culture pour parler de sauvagerie et de traduction, de ce que la poésie peut faire face au saccage de la planète et de la catastrophe de Babel : écoutez en cliquant ici.

Par ailleurs, vous pouvez lire le 6ème épisode du feuilleton sur Ashbery sur Poezibao : « Un problème de plomberie »

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Tiens bon la ligne !

Chères amies, chers amis,

Vous pourrez lire, dans le dernier numéro de Realpoetik, « Un dernier putain d’énorme poème avant la fin du monde », un article très puissant de Grégoire Damon sur la Sauvagerie.

À l’occasion de la parution à Singapour de mon livre Hold the Line (an Essay on Poetry) Between France and Singapore, une introduction à la poésie française (de Baudelaire et Mallarmé à Sophie Loizeau, en passant par Breton, Ponge ou Ivar Ch’Vavar) à l’usage du public singapourien, voici un clip tourné avec l’aide d’une dizaine de poètes (et de ma fille Noah) pour illustrer ‘What Poetry Can Be’ (c’est en anglais) : cliquez ici.

Et deux nouveaux épisodes du feuilleton sur Autoportrait dans un miroir convexe d’Ashbery dans Poezibao :

Feuilleton critique sur Poezibao

Vient de paraitre chez Joca Seria une nouvelle traduction d’Autoportrait dans un miroir convexe, le livre le plus célèbre (paru en 1975) de John Ashbery (1927-2017), le poète américain sans doute le plus marquant des cinquante dernières années. Un livre à la fois déroutant et attachant, énigmatique pour ne pas dire mystérieux, excitant la pulsion d’interprétation autant qu’il se refuse résolument au commentaire. La quatrième de couverture ne met-elle d’ailleurs pas en garde ? « Tout artiste qui se respecte devrait avoir comme seul objectif de créer une œuvre dont le critique ne saurait même commencer à parler », y proclame Ashbery. Attention, donc : No trespassing. Poète méchant. Donc n’en parlons pas… ! À moins que, mal élevé ou titillé par une mise en garde sonnant comme une provocation, on y entende un défi — et même, une invitation. Tout critique qui se respecte ne devrait-il pas avoir comme objectif de dire la vérité sur l’œuvre qui se refuse à lui ? Dire la vérité, c’est un bien grand mot. Mais décrire de manière satisfaisante, quitte à pointer ce qui apparait fuyant. Ou encore, tracer les contours d’un mystère : faire le portrait, pour paraphraser Paul, de ce qui se donne comme une énigme dans un miroir ? Avec beaucoup d’humilité (et un peu de liberté). 

Feuilleton (en cours !) sur Poezibao où sont déjà disponibles les trois premiers épisodes :

  1. Commencer
  2. Action critique
  3. Puzzle

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