Badenoch, 1

les dieux depuis longtemps ont déserté nos chants
certains disent même qu’ils n’ont jamais vécu
s’ils sont morts et je suis de ceux-là
disent même qu’il n’y avait pas d’âme et je suis de ceux-là

et nous ne chantons plus la langue ne s’achève plus
dans ces visions que nous tenons pour des délires

qui parle quand nous parlons nous ne le savons pas
de cette grammaire toute sèche qui s’agite
au fond des bouches du ciment sur les places
immobiles
jusqu’à la mort égale qu’ils nous préparent

moi qui ne suis d’aucune terre
pour qui ces gestes blancs ne sont d’aucune langue pourtant je veux les répéter encore

ce n’est pas tant mon âme que je fourre en ces vers
que l’histoire une histoire commune ce qui arriva lorsque nous

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s