Barbares

Un long poème en trois parties où plusieurs voix se répondent, comme dans le demi-cercle du théâtre antique : mais ici l’intrigue est cachée, elle s’entrevoit derrière les fragments d’un drame qui demeure invisible et dont on ne perçoit que des échos partiels, des stances déchirées. Il est question d’une guerre lointaine, mais aussi d’un massacre ancestral, fondant la communauté des hommes qui viennent échanger leurs paroles, bien après la bataille. Pierre Vinclair débarque dans le paysage poétique actuel avec un livre aussi dérangeant qu’inclassable, où la beauté hiératique de l’ancienne épopée alterne avec la trivialité de la violence ordinaire. Son livre altier, énigmatique, se démarque de presque tout ce qui s’écrit de nos jours, sous le terme de poésie : peut-être parce qu’il renoue avec la très lointaine origine du chant, sans méconnaître l’inquiétude et les vacillements modernes.

(L’éditeur).

Barbares, éd. Flammarion, 17 euros, en librairie le 14 octobre.

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Une réflexion sur “Barbares

  1. A vous lire juste une minute sur Poezibao, je compare votre écriture à une épée qui tranche dans le vif sans se préoccuper des autres armes.
    France Burghelle Rey

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