Phrase, texte, genre #3 & 4

# 3

Les phrases en se succédant tissent un texte. Le texte, comme une peau, est dur ou fragile, résistant, peut-être cristallin, rugueux, etc. Les phrases, avançant, ont une vitesse, et le texte qu’elle tisse une densité. Elles vont tout droit, ou bien tournent, s’enroulent, tracent des courbes comme un surf dans la poudreuse du réel. Elles ont une amplitude. On peut dire « X prend le train » ou écrire La Modification. Nous sommes sur deux plans différents ; les phrases excédentaires du second plan peuvent être vues comme des détours, mais en déterminant la densité ou la dilatation du texte elles indiquent un lieu où se tenir.

# 4

Il n’y a pas de texte qui ne soit un événement – et d’abord un événement de redistribution des valeurs des éléments du texte : un événement de sens. Que les phrases tissées dans un texte soient dans un rapport avec l’événement est leur raison d’être – c’est pourquoi elles sont et avancent.

Non classé

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s