2002

On n’a que ce qu’on mérite. Voici venue l’année des décapitations.

Qu’on bâtirait, sous la voûte des villes, ces réseaux denses de tubes au fond desquels se distribuerait l’objective vérité du réel, sublimée dans des perles d’informations – qui parmi vous, ne l’a pas cru ? Que les journalistes, et les politiciens, ne seraient plus alors qu’insignifiants fusibles, rendant au peuple de maîtriser par la parole ses propres gestes – comme nous avons été naïfs ! Nous mourrons, démocrates. Et dans la pénombre aujourd’hui sans haut ni bas nous n’entendrons désormais plus, éclats dans ce silence, que le bruit des fusibles qui sautent – ô pauvres journalistes ! – et la symphonie pathétique, en combien de morceaux, des hommes qui craquent de n’avoir été que ce qu’ils sont. Dans ce sol, du pétrole ; de la roche en fusion

dans le trou de mes veines. Par ici, que toute chose ait un nom.

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