III. 1. La décennie du Roi Wen, 3.

Suite du feuilleton Pound chinois. Aujourd’hui une traduction de sa traduction du poème # 237 du Shijing, anthologie de poésie chinoise classique dont la compilation est attribuée à Confucius.

Comme un rhizome, l’humanité commença de se répan-
dre feuille après feuille, sans plan
débordant de Qu et de Qi,
vivant dans des grottes et cavernes, avant
de connaître la maison à auvent.

Le Duc Tan Fu fit galoper ses chevaux
à l’ouest le long des courants d’eaux
le long des rives pentues de Ji
et prit Dame Jiang en compagnie
pour bâtir la Maison de la Dynastie.

Les sombres violettes emplissent la plaine
de Zhou et les chardons tendres comme du manioc
là où Tan commence son plan
lors il invoque
l’ordre d’une carapace brûlée par la divination.
« Quand ? maintenant ; où ? ici ; tout est bon »
répond la carapace, « bâtir des murs ad hoc. »

Il donna à ses hommes confort et tranquillité,
installa, droite et gauche, un territoire délimité ;
avec des lois, drainage, moisson,
de l’Ouest à l’Est sous sa juridiction.

Il prit pour tout cela des assistants
un tuteur pour former les maçons débutants
à lui bâtir une maison, à leur agencer un foyer ;
avec cordeau, charpentes tendues, et corde,
éleva un temple à ses ancêtres
avec de larges ailes ouvertes à l’air vif.

Dans les paniers, la terre pour faire le mur, chaux à l’appel ;
ils l’étalent par strates à l’aide des palettes, grattent
et jettent, grattent, répètent,
chaque jour mille cinq cent mètres,
plus vite que les tambours ne battent.

Ainsi élevèrent-ils un grand pont-levis
une porte et une autre porte au palais avec une herse ;
ils bâtirent le grand autel des enfers
pour les sacrifices offerts avant la guerre
ou toute autre grande entreprise.

Il y eut bien quelque chienlit qu’il ne sut détruire
mais son honneur ne cessa de grandir ;
il éclaircit les buissons épineux et les chênes
afin de tracer une route pour les voyageurs
et décourager les casseurs cachés découverts.

Puis le Roi Wen ramena à l’urbanité
les seigneurs de Yu et de Juyi
il leur enseigna la révérence et la consistance,
et à dire : « après vous », et : « je vous en prie »,
et : « pas de place à la barbarie. »

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