Fabulant

En ce moment, on peut lire quelques articles de ma blanche main sur fabula, le site de recherche en littérature :

  • « Que peut-on faire avec les textes illisibles ? » où, récapitulant ma lecture de The Waste Land, j’essaie de produire une distinction conceptuelle entre les œuvres lisibles et celles qui sont illisibles. Alors que les premières sont l’objet d’une lecture linéaire (leur lecteur parvient sans peine à passer à l’unité suivante parce que tout ce qui précède peut être résumé mentalement), les secondes demandent à leur récepteur une série d’actions qu’on pourrait comparer à des « coups » dans une partie d’échecs. Mais parce que de telles actions, aussi hétérogènes soient-elles, sont  en quelque sorte commandées par le texte (qui organise sa réception), ces textes pourtant illisibles doivent être considérés comme relevant tout de même de la littérature. À travers l’étude du poème d’Eliot, on aura ainsi à la fois essayé de montrer que la littérature ne se donne pas nécessairement à lire (on peut faire bien des choses avec un texte) et que la dimension littéraire d’un texte tient notamment à sa capacité à faire penser le récepteur, fût-ce selon des modes noétiques caractérisés par leur hétérogénéité.
  • « La poésie est-elle nécessairement illisible ? » où, sur le même thème, je confronte les propositions de Jan Baetens dans Pour en finir avec la poésie dite minimaliste, avec celles de Philippe Beck dans Contre un Boileau. J’essaie d’y montrer que l’illisibilité d’un texte n’est pas un accident, mais relève d’une rhétorique spécifique qui doit permettre à l’illecteur d’accéder à la contemplation du reste – khora linguistique – du sens.
  • « Le chant du moi est haïssable » est une lecture critique de Sur la poésie moderne de Guido Mazzoni. L’auteur y défend l’idée que le poème moderne est essentiellement lyrique, et ce lyrisme de nature narcissique. J’essaie d’y expliquer les raisons de mon désaccord.
  • « La poésie ou les paradoxes de la sincérité » rend compte de Rhétorique de la sincérité, dans lequel Nicholas Manning s’efforce justement de définir, notamment à partir des oeuvres de Zukofsky, Celan ou Jaccottet, le statut d’une sincérité poétique affranchie des préjugés romantiques – c’est-à-dire qui ne consiste pas en l’expression de la subjectivité du poète.
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