Shakespeare, Sonnets # 1

(Ce n’est qu’une modeste tentative de traduction. Ici l’original)

Des créatures les plus achevées, on désire la fertilité,
Pour que de la beauté la rose ne meure pas,
Même si la fleur fanée, au bout d’un moment, passera,
Que sa tendre descendance puisse en porter le souvenir :
Mais toi, qui ne vis que pour tes beaux yeux,
Nourrissant ta flamme, bougie se consumant toute seule,
Tu produis la famine où même était l’abondance,
Ton propre ennemi c’est toi, ta cruauté blesse ta douceur :
Toi qui du monde fais figure d’ornement dernier cri,
Et qui n’annonces qu’un printemps tapageur,
Au lieu de te déployer tu t’enfouis, au fond de ton bourgeon,
Et, pauvre innocente, te gaspilles à force d’économie :
__Aie pitié du monde ! Ou tu seras cette goinfre
__Qui en avale la part : toi — et la tombe.

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