Sylvia Plath, « Berck-Plage » (IV)

Cliquez sur les liens pour lire « Berk-Plage » (I), (II) et (III)

(IV)

Une face de pièce-montée dans des froufrous de papier :
Il a fière allure, maintenant !

C’est comme la possession d’un saint.
Les infirmières sous les ailes de leur calot ne sont plus si belles.

Elles jaunissent, comme des gardenias détraqués.
Le lit roule depuis le mur.

Voilà. C’est ce qui est en train de se passer. L’horreur.
Porte-t-il un pyjama ou une tenue de soirée

Sous le drap collé duquel son bec poudreux
Émerge si blanchément insouffleté ?

Elles maintinrent sa mâchoire jusqu’à ce que ça raidisse
Et joignirent ses mains qui s’agitaient : au revoir, au revoir.

Maintenant les draps lavés volent dans le soleil,
Les taies d’oreillers sont apaisées.

C’est une bénédiction, une bénédiction :
Le long cercueil de chêne couleur savon,

Les porteurs curieux, et la date encore saignante
Se gravant d’elle-même, merveilleusement calme, dans l’argent.

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