H. D., « Le poirier »

Suite de la série ‘poésie botanique’, avec une tentative de traduction d’un poème issu du premier recueil d’H. D., Sea garden, 1916.

Poussière d’argent,
Levée depuis la terre,
Plus haut que n’atteignent mes bras,
Tu es montée.
O argent,
Plus haut que n’atteignent mes bras,
Tu nous fais face, en grosses masses ;

Jamais fleur n’ouvrit
Feuille blanche si dévouée
Jamais fleur ne divisa l’argent
D’un argent si rare ;

O poire blanche,
Tes touffes de fleurs,
Épaisses sur la branche,
Offrant les fruits mûrs de l’été
Dans leur coeurs pourpres.

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