Wallace Stevens, “Les forces, la volonté & le temps qu’il fait”

Voici une tentative de traduction de ce poème bien étrange de Wallace Stevens. Ici, lue, la version en anglais.

Au moment des nougats, le jaune pair
Soupira dans le soir qu’il vivait
Sans idées dans une région sans idées,
La paire jaune, le pair.

C’était au moment, et à l’endroit, des nougats.
Là les cornouillers, les blancs et les roses,
Éclosaient en feuillets autant qu’ils éclosent, et la fille,
Une fille rose promenait un chien blanc.

Le chien devait se promener. Il fallait qu’on l’emmène.
La fille devait le retenir et se pencher en arrière pour le tenir,
Au moment des cornouillers, en poignées gerbées
De couleurs. Il n’y avait pas d’idée

Ce côté-ci de Moscou. Il y avait des anti-idées
Et des contre-idées. Mais rien qu’un homme pût avoir. Il n’y avait
Pas de chevaux à monter et personne pour les monter,
Dans les bois de cornouillers,

Pas de grand chevaux blancs. Mais le chien au poil soyeux.
Et les feuillets, hauts dans les plus vieux arbres,
Qu’on aurait dit liquides comme des foliations de nuages,
Coquilles sous l’eau. Il y avait les nougats.

Fallait que ça soit juste : les nougats. Il y avait un décalage
Des réalités, au sein duquel ça pouvait devenir faux.
Le temps qu’il faisait ? Un serveur avec son plateau.
On arrivait tôt au café bien frais.

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