Paul Muldoon, « Vent et arbre »

Traduit de l’anglais par PV. Le poème est paru dans New Weather (1973)

Comme le vent en majorité
Apparait où il y a des arbres,

En sa plus grande part, le monde s’organise
Vers où nous sommes.

Souvent où le vent a rassemblé
Les arbres, les uns avec les autres,

Un arbre en prend
Un autre pour le tenir dans ses bras.

Leurs branches, qui se broient
Les unes les autres frénétiquement, —

Cela ne fait pas un vrai feu.
Elles se cassent les unes les autres.

Je pense souvent que je dois être
L’arbre solitaire, n’allant nulle part,

Parce que mon bras ne saurait ni ne voudrait
En casser un autre. Reste que, — par mes os brisés

J’annonce la météo nouvelle.

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