Robert Lowell, « Dauphin »

Un essai de traduction

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Mon dauphin, tu m’as guidé mais par surprise,
captif comme Racine, l’homme tout à son art,
attiré à travers le labyrinthe de fer qu’est sa composition
par la voix vagabonde, incomparable, de Phèdre.
Quand je n’avais plus l’âme en paix, à mon corps
pris dans le nœud de pendu de ses vers naufragés,
tu offris les révérences vitreuses de ma volonté…
Je me suis assis et ai écouté trop
longtemps parler la muse collaborative,
et mis ma vie peut-être trop librement en intrigue,
sans me garder de faire du mal aux autres,
sans me garder de me faire du mal à moi-même—
pour la compassion d’autrui…. ce livre, moitié fiction,
nasse fabriquée par l’homme pour le combat de l’anguille—

mes yeux ont vu ce que ma main a fait.

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