La Sauvagerie / Agir non agir

La Sauvagerie et Agir non agir sortent demain 4 juin aux éditions José Corti. D’ici là, voici quelques liens vers des articles critiques ou des revues :

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Bonne lecture à tous !

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La poésie qui manque à l’heure de l’extinction des espèces

La poésie peut-elle la moindre chose face à la crise écologique ? Y a-t-il un lien entre le poème et le sauvage ? Est-ce bien sérieux, de vouloir uploader le vivant dans un livre de poèmes ?

Dans le cadre des « Mercredis de l’anthropocène », Jean-Claude Pinson et moi-même avons répondu aux questions de Jeremy Cheval, de l’École Urbaine de Lyon. Enregistrement audio (qualité un peu sauvage !) en cliquant sur ce lien, puis en haut de la page.

À la suite de cet échange, Jérémy Cheval nous as demandé, à Jean-Claude Pinson et à moi-même, de lui proposer chacun un texte inédit. Le mien essaie de répondre aux questions suivantes : La poésie est-elle en manque de peuple ? Le peuple est-il en manque de poésie ? En quoi le rôle écologique du poème est-il tout autre que celui de lanceur d’alerte ? Il s’intitule « Un tragique manque » et est accessible via ce lien.

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[Illustration : Aquarelle de Jérémy Cheval]

En bord de mer

Quelques liens pour s’imaginer les pieds dans l’eau en cette période pénible…

L’été dernier, j’ai eu la très grande joie de participer au festival Écrivains en bord de mer. J’y ai fait la lecture d’un montage de textes (issus du Cours des choses, de Sans adresse et de la Sauvagerie) nous emmenant de Fukushima à Shanghai et de Shanghai à Notre-Dame-des-Landes : « la Saloperie. Un chant pollué ». Vous trouverez la captation vidéo de cette lecture (le son est un peu bas au début mais s’équilibre à partir d’1’53) en cliquant ici.

Toujours dans le cadre de ce merveilleux festival, j’ai eu la chance de me faire cuisiner par Thierry Guichard. Voilà donc un parcours à sauts et à gambades dans mon boulot, avec étapes sur l’Armée des chenilles (2007), Barbares (2009), les Gestes impossibles (2013), le Cours des choses (2018), Sans adresse (2018) et le Shijing (2019). Avec toute la générosité de Thierry, ses analyses fulgurantes et ses métaphores sportives, et de ma part, autant de sincérité que possible sur la manière dont j’envisage la fabrication de poèmes. J’y lis aussi des extraits de chacun de ces livres. À visionner en cliquant ici.

Le matin, avant de me rendre aux lectures et entretiens, je passais de longues heures sur la plage, à lire Inventio de Guillaume Artous-Bouvet dont je me servais comme d’un filtre à travers lequel appréhender les paysages de sable, de vagues et de baigneurs. La revue Europe publie dans son numéro d’avril (sur Racine) cet ensemble de 20 poèmes, intitulé « L’Invention de la baule » et logiquement dédié à Brigitte et Bernard Martin.

Bon visionnage, bonne lecture et surtout courage à tous, prenez soin de vous.

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Bonnes nouvelles (depuis le chaos)

En cette période de confinement, je me suis remis à écrire des sonnets, que vous pouvez lire sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram) pour ceux que ça amuse. Je voudrais surtout partager ici quelques articles récents qui m’ont beaucoup touché :

  • Sur Poezibao, « Pierre Vinclair – la vie poétique » une longue étude précise, perspicace, enthousiaste, de Pascal Dethurens, sur l’ensemble de mon travail depuis Barbares (2009) jusqu’à Prise de vers (2019) en passant par les Gestes impossibles (2013), le Chamane et les phénomènes (2017), Terre inculte (2018), le Cours des choses (2018) et Sans adresse (2018).
  • Sur Sitaudis, une lecture de Prise de vers par François Huglo : un trajet complet dans le livre qui, avec son art habituel de la synthèse, redonne tous les enjeux poétiques comme philosophiques en une remarquable arabesque.
  • Sur Femmes de lettres, un bel article de Pierre-Élie Pichot sur ma traduction de La loi des remariages suivi de Séparation : une histoire, de Christine Chia.

Par ailleurs, à cause de la crise sanitaire en cours, la publication de mes deux prochains ouvrages, La Sauvagerie (José Corti, coll. Biophilia, un ensemble de 500 dizains composés à partir de 50 poèmes commandés à des poètes contemporains) et son pendant théorique, Agir non agir. Éléments pour une poésie de la résistance écologique (José Corti, coll. « en lisant en écrivant ») est reportée, probablement à courant mai.

Bon courage à tous !

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